2007 NEWS

 

Le French van

It’s been two weeks since we got here and needless to say that in the US, you need a car or else you die. To get from the entrance of the base to the cadet area takes over 15 minutes by car. Without a car, you can’t go out, and one weekend without a car (think of a boring weekend stuck on base in Salon, multiply it by 1000, and you might have a vague idea of how boring it is) convinced us of the urgency of the matter.

There use to be a French van, but thanks to last years Aspi, it’s now gone, small accident couple of weeks before they left, in the snow…(“change the song on the ipod… wait a minute is that a ditch (fossé)??” COUE, you are not alone). But, as they said, oh don’t worry, it’s no big deal, plenty of car dealers over there, u’ll find a car in no time!! So, we start looking, we even buy magazines, and look on the internet. We find some good deals; we agree not to go over 3000 dollars (road trip in shitty van, that’s the spirit). We finally decide to go check out those dealerships on a Tuesday afternoon, after class (forgetting to sign out, but it’s ok, we are French, we don’t understand how the system works).

            So, we get to borrow two cars from Loic and Alex’s roommates. Somehow we get two grand Cherokees. One of which is sort of a monster truck, with the biggest tires you’ve ever seen, I reckon they are around 30 inches big. So, here we are, on our way to buy a van, the main street with all the dealers (car and trucks, not the other kind) is called  Platte Avenue, it is not far from downtown Colorado springs, have to take the highway for about 15 minutes to the south, then we get on it. For you guys who don’t know what Platte Av looks like, just try to picture mentally from all those films you’ve seen, some depressing avenues in poor areas, in the country, where you have strip clubs, tattoo parlors, dodgy bars, Book maker/Money lenders (no it does exists, they usually have a couple of Mexicans with tattoos everywhere, “doing security with a baseball bat”), secondhand shops, and Car dealers….

            First dealer we go to, he does not have any van that can sit 8 people (yeah, that’s our main requirement, we don’t really care about the rest, as long as we can all sit, unlike last years van who only had 7, so one guy had to sit on his homemade seat, great for security, and if u get pulled over by the cops (why happened to us last Thursday)). So, this dealer, who hardly speaks English, tells us that he doesn’t have anything for us, but if we are interested, he can get us drugs as well as launder some of our money or maybe just get us a submachine gun if we come back after dusk. We say no thank you, (it was more like, “uhmm, no we are ok, but thanks anyway keep up the good work” ….).

            Second car dealer is even worst; we park in his lot, cars everywhere, and wrecks, tuned up mustang, muscle cars, church group minibus (that’s true I swear) and what seems to be a pretty good van with 8 seats if not more. I get into the shop. Nobody there, only a little baby crying his heart out on the couch, and it’s boiling hot in there (it’s probably the only place in America that doesn’t have air conditioning (oh yeah, one piece of advice, if you come here remember to always take a sweatshirt with you, not for outside, but for inside restaurants, malls; it’s freezing cold everywhere you go.)). So little baby crying in the heat, getting dehydrated…After a minute or two, the baby quiets down (had to put a cushion on his face to make him shut up) we get out of the shop (which seems to be a house as well, where the owner lives) as no one is coming, and we try the find the guy outside. There we find him, a real American this time, with the tattoos and the Levi’s jeans and all. Problem is, he doesn’t want to sell us the van and I don’t really understand why, I mean I understand the English language all right, but this guy mumbles some random gibberish, sounds like elvish to me. I reckon he was high on crack (maybe that’s just me making stuff up, but this guy was not legit, should probably call the cops, I’m sure they’d find something here…).

            Bon, comme dirait l’autre : ECHEC…. Ça fait maintenant plus de deux heures qu’on est partis de l’Academy et toujours rien (on s’est évidemment perdus en chemin, leurs panneaux ne sont pas très clairs…enfin si, ils le sont, mais seulement si on sait où on veut aller… Bon deux trois U-Turn (demi tour) plus tard et quelques feux grillés après…on arrive dans la bonne rue). Donc, pour l’instant c’est un peu la lose, et on commence à déprimer, le rêve américain, le van, les road trip, les filles nues…(ou pas) tout ça…paraît un peu compromis…bref c’est  le bad… On fait un pit-stop au Subway, histoire de se réhydrater, coca à volonté pour 1,25 dollars, et 3 cookies pour 1 dollars, on pense à combien on gagne par mois avec le taux de change, ça nous remonte le moral, on se dit qu’au pire on est tellement pété de tune qu’au pire on peut  toujours s’acheter deux voitures 4 places si on trouve pas de van, et on repart à l’attaque…plus motivé que jamais.

            Et là, dans une rue perpendiculaire, entre deux vendeurs auto, un Tokyo Massage (20 dollars “l’extra”) et un Gentleman Club (over 18 only…), se trouve “Gary’s Used Car”. Une sorte de petit concessionnaire indépendant avec 4/5 véhicules de toutes sortes et un petit vieux en train de repeindre une Cadillac. Et que voit-on? Un Dodge Ram année modèle 1989 avec deux banquettes de trois, intérieur cuir, peinture brillante, pas une égratignure (avant qu’Axel le gare…). Bon, sans trop y croire, on demande à tout hasard au vieux (70 ans, le dos légèrement vouté, une casquette rouge sur la tête et une chemise à carreaux rentrée dans le jean) combien coûte cette merveille dans son parking. Gary nous répond alors qu’il la vend pour 2900 Dollars, que c’est une bonne affaire (évidemment, il allait pas nous dire “ les gars, ça c’est une grosse daube, il avance pas, en plus les freins vont bientôt lâcher…(ce qui est vrai)”), qu’il a un bon moteur, V8 3,5L (ce qui est petit là-bas, les Cherokee qu’on avait empruntés faisaient tous les deux 4.0L…), qu’il est bien entretenu et qu’il n’a pas tant de Miles que ça…129 000…Sentant que la chance nous sourit enfin, on lui demande si on peut faire un tour et il nous répond qu’il faut juste qu’il ferme le magasin (un bureau en fait, avec plein de papiers partout…) car il gère son affaire tout seul (70 ans respect…) et qu’il nous emmène…5 minutes plus tard, nous voila Ridant (rayydant du verbe to ride), dans le van, la clim en marche (bon ok la ventil…) dans les rues de C-Springs comme on dit chez nous. Après cet essai à la turbo somme toute assez concluant, on se tâte sérieusement à l’acheter cash là maintenant tout de suite…le seul problème est qu’on n’a pas d’argent sur nous…Mais la voie de la sagesse et de l’inertie (faire quoi que ce soit à huit ça prend du temps…) nous incite à réfléchir. En effet peut-être trouvera-t-on quelque chose de mieux plus loin??? Bon, on dit au revoir à Gary, récupère sa carte de visite qui n’est en fait qu'un morceau de carton blanc avec son nom et numéro de tel…et on s’en va à la recherche d’une autre bonne affaire….

            On continue à chercher dans le coin, on trouve un van assez cool dont le seul problème est qu’il a des “great steering defects” (des problèmes de direction quoi…) et un school bus, malheureusement un peu grand…et non, nous ne souhaitons pas rentrer dans le “naked cowgirl saloon”(on a beau expliquer qu’il n’est que 4 h de l’aprèm le videur tient à ce qu’on le visite…), ni à amener un paquet de la part de Jorge à ce bon vieux Ramon à l’autre bout de la ville, ni d’ailleurs à acheter un reins ou l’enfant caché de Michel Jackson, ni quoi que ce soit d’autre…Vous l’aurez compris, GTA n’est pas un mythe…et on s’en va chercher ailleurs.

 

            Bon, on prend l’autoroute, Highway 25 (les numéros impairs pour les nord sud, pair pour ouest-est…C’était la minute American Culture de la journée), jusqu’ à motor city (c’est pas une vraie ville, mais c’est comme ça qu’ils appellent ce coin à la sortie de C-springs, au bord de l’autoroute…). Ici, que du neuf ou de l’occasion presque neuf, donc trop cher pour nous pauvres Français à la rue… On rencontre quand même Billy, un grand black de chez Nissan, qui prend mon numéro de tel et qui promet de me rappeler pour qu’on fasse un truc ensemble…enfin non, pour nous trouver une caisse qui correspond à nos besoins… (Il le fera, mais trop tard, et il était quand même content pour nous (il ne m’a pas insulté dès que je lui ai annoncé qu’on avait trouvé autre chose, ni maudit ma famille sur plusieurs générations)…ça c’est le truc au States, les gens sont super accueillants et gentils et sincèrement désireux de vous aider…ça change…). Aux alentours de 6h, on abandonne et après un dernier essai chez le concessionnaire où le Capitaine Heim a acheté sa voiture, on rentre à l’Academy…décidés à acheter le Van de Gary le lendemain…

            Le mercredi, grâce à notre inertie légendaire, on n'est pas partis avant 4h de l’aprèm, on appelle Gary une bonne dizaine de fois sur son téléphone au bureau (Gary n’a pas de portable, il ne sait pas comment s’en servir), mais ça ne répond pas…On se pointe là-bas, et il n’est pas là…Bon c’est pas grave, on laisse un mot disant qu’on veut acheter son van et on repart tirer de la tune en centre ville pour payer cash…Autre chose…les ricains payent tout par carte, donc y a pas grand-chose dans les distributeurs, on est forcés de se faire 3 ou 4 banques avant d’avoir assez de tunes…Gary ne répond toujours pas, mais au moins, on a 3500 dollars en liquide. Et à défaut d’avoir un super van, on se pose sur un banc pour les compter et s’éventer avec tous ces billets…Moi, à ce moment-là, je me barre retrouver ma sponsor family, mon sponsor dad se pointe en Porsche et me laisse conduire. Sinon les autres sont en chemin vers l’academy quand Gary les rappelle. Finalement, on se donne rendez-vous le lendemain pour faire la transaction («  tu viens tout seul avec le cash en petite coupure dans une enveloppe, pas d’entourloupe sinon mon ami Ramon va s’occuper de ton cas » (décidément ce Ramon, il est partout…)). Donc le lendemain vendredi, on est reparti pour chez Gary (record cette fois ci il n’est que 2h30… (On était que 4…)), l’argent dans une enveloppe. Ramon est présent pour s’assurer que tout va bien, personne ne porte de micro sur lui, on est clean donc pas de problème…le deal se fait et Gary range l’argent dans sa chambre froide…son frigo je veux dire, normal quoi… (Je dis ça, mais en fait y avait juste un Mexicain plein de tatouages au magasin ce jour-là …peut-être qu’il s’appelait Ramon, peut-être pas….).

            Dans sa grande bonté, Gary décide de nous emmener au département des véhicules, annexe H de la mairie de C-Springs pour nous aider dans les démarches administratives pour faire immatriculer le van. Il nous demande aussi tous d’enfiler une combi en plastique transparente et de mettre nos pieds dans des seaux pleins de béton fraîchement coulé, jusque là rien d’anormal…Une fois à la mairie, on prend un numéro pour faire la queue, y a seulement 30 personnes devant nous. Apres une longue attente, où Gary nous raconte sa vie pendant la guerre de Sécession, puis toute sa carrière de gangster à Chicago pendant la prohibition, (je savais pas qu’il était aussi vieux que ça), on arrive enfin au guichet numéro 3 où une femme très très grosse nous accueille en souriant (elle est tellement grosse, qu’elle pourrait facilement rouler)… 3 coca light  (de 1L svp) (c pour les calories, elle fait un régime) et un kilo de brownies plus tard, après moult péripéties (parce qu’on avait pas les bons papiers : « vous n’avez pas votre acte de naissance et votre form 67 sur vous ??? ») et après avoir crée une société écran aux Bahamas et ouvert des comptes en Suisse (ça, c’est Gary qui insistait…il a suffit qu’il parle de son ami Tony à la femme pour qu’elle soit tout de suite plus coopérative), on récupère enfin notre plaque, et le French Van nous appartient… tout ça gratos grâce à Gary et ce bon vieux Tony…(en fait papier + plaque = 50 dollars) . On ramène le van à l’academy, tout fiers de nous et de notre voyage dans les méandres du système ricain…et pour se détendre après tant de rebondissements, comme des gros (avec la marque de transpis dans le dos), on va au Subway se faire un footlong sandwich et un fontain coke (coca à volonté).

 Reste plus qu’à assurer le van, le peindre et récupérer une autorisation de parking, mais ça, c’est une autre histoire

Aspirant Thouaille

Galerie photo

 

Le Voyage à San Francisco (5 au 8 octobre 2007)

 

Nous étions partis un vendredi après-midi, profitant d’un WE de trois jours grâce au Colombus Day. L’objectif principal de ce voyage était d’assister à la Fleet Week.

 

Le passage à l’aéroport s’est fait sans encombre (il faut dire qu’on commence à avoir l’habitude). Il y a juste FX qui s’est encore fait contrôler au portique détecteur de métaux (à cause de sa tête de mexicain sans doute…). Un Mac Do englouti à contrecœur et nous voici dans l’avion ; certains dorment, les autres en profitent pour shtaker (ça fait pas toujours plaisir mais c’est ça de moins à faire en rentrant…). Arrivés à San Jose (Eh oui, le billet d’avion était moins cher !), premier souci : trouver une navette pour rejoindre San Francisco. On en trouve une, pas trop cher (140 dollars TTC pour une heure de route!) mais elle n’a que 7 places : nous voyant hésitants, le chauffeur nous invite à monter, nous dit qu’il n’y a pas de problème et que tout va bien. Ok, on se lance, et on prie pendant tout le trajet car l’un d’entre nous n’a pas de ceinture ! Heureusement, le voyage se passe sans encombre et le chauffeur nous dépose à l’auberge de jeunesse où nous avions réservé, toute mignonne. Par contre, le quartier l’est un peu moins : c’est le genre de quartier où il ne faut pas rentrer seul la nuit (on a expérimenté la marche rapide pendant trois jours !). SDF et prostituées se partagent le trottoir. Ca fait peur, surtout qu’ici c’est le pays de la liberté, et surtout celle de porter une arme. Pour info, cette rue s’appelle Ellis Street et donc il ne faut pas y aller la nuit.

Bref, à l’auberge de jeunesse, on se pose dans le hall d’entrée et on prend un petit café, offert gracieusement par l’hôtellerie (et « refuelling » en plus !), le temps que le réceptionniste qui n’avait pas prévu notre arrivée (alors qu’on l’a maillé trois fois et qu’on lui a envoyé un courrier) s’occupe de nous installer. Puis, nous montons découvrir nos chambres : pour 4 personnes,  combiné baignoire douche et toilettes. Tout heureux que nous sommes, nous sortons découvrir le quartier. On passe rapidement en mode marche rapide, formation serrée (en binôme de combat : oui, ça sert Ancelle…). Non je plaisante…mais c’est vrai que ca craignait un peu. On remonte un peu vers le Nord, mais on ne trouve pas grand chose d’intéressant. Apres environ 30 min, on décide de rentrer, que ca sert a rien d’errer au hasard, qu’il faut se reposer pour le lendemain et tout et tout.

 

            Le lendemain matin, réveil matinal (8h) pour profiter d’un petit déjeuner buffet compris et après la traditionnelle « inertie » du groupe, on arrive enfin à décoller (vers 10h). Direction : les embarcadères. Sur place, c’est encore l’inertie, on flâne, on découvre, on fait les touristes, on achète des souvenirs : certains s’impatientent mais on a le temps car la Fleet Week ne débute qu’à 12h30-13h00. On se balade un peu le long des quais, on remarque de possibles croisières en bateau dans la baie, pas trop chères, et on décide enfin de s’arrêter pour manger : 25 min d’attente. C’est correct par rapport au monde qu’il y a. On décide de manger face à la baie, grâce aux grandes baies vitrées et on a alors pu déguster notre repas en regardant les évolutions du F16 ou du F22 notamment, ainsi que plusieurs avions de voltige. Nous avons ensuite passé l’après midi avec nos amis américains, anciens gradués de l’académie qui ont fait l’échange l’an passé, pour assister à la représentation des « Blue Angels », patrouille de la Navy sur F/A 18. Ensuite, nous avons flâné et regardé ce qu’on pouvait faire : une croisière sur la baie nous tentait et la visite du musée océanique intéresse certains d’entre nous. Mais pour le moment, nous décidons de trainer un peu dans les commerces sur le port et de regarder d’un œil amusé les otaries (« Sea Lions ») qui lézardent sur les docks : ces derniers sont remplis comme une plage méditerranéenne en été ! Puis nous quittons nos amis américains qui doivent repasser par leur hôtel avant de se retrouver pour manger. Nous décidons de retraverser la ville à pied pour rejoindre le « Down Town », en direction de Market Street. Nous traversons les quartiers italiens et chinois, voisins : le dernier vous met très vite dans l’ambiance avec des couleurs et architectures asiatiques très vives et des prix en chinois ! Il est à noter que l’aspirant Baudoin nous a été d’une grande aide grâce à sa connaissance de la langue mandarine (cours optionnel de l’EA)…lol. Nous descendons sur Market Street et ne voyant rien d’intéressant nous décidons de remonter à l’hôtel pour nous changer. Petite halte et c’est reparti direction le « New Delhi », un petit restaurant indien trop « cute » (mignon en anglais) qui s’est avéré délicieux : ras le bol des fast-foods ! Apres cela, les plus motivés d’entre nous (Axel et Charles comme toujours…) sont partis en boite de nuit tandis que les autres sont allés dans l’un des rares bar-restaurants où l’on accepte les moins de 21 ans (c’est vraiment frustrant les USA pour eux…). Manque de pot, cela fermait a minuit et nous avons dû nous séparer de nos amis américains, chaque groupe rentrant à son hôtel respectif…bientôt rejoint par les fêtards car, ne l’oublions pas, les night clubs aux US ferment à 01h30 du matin. 

            Le lendemain, un dimanche, on se lève encore une fois de bonne heure (08h00). Objectif de la journée : louer des vélos, se balader au Golden Gate Park et le long de la mer. Apres avoir pris le petit déjeuner, direction les bus, et nous arrivons à louer des vélos pour deux heures (de 10h à midi). La quatrième brigade se risque au tandem (Julie compte sur Axel pour pédaler…lol) et les autres s’emparent de VTTs. Ca fait du bien de faire un peu de sport… (D’accord, j’ai dit un peu !). Certains ont visité un jardin japonais présent au beau milieu du parc, et nous avons tous pu assister à des concerts et divers rassemblements musicaux en nous dirigeant vers la plage. Arrivés au bord de la mer, pas pratique de rouler sur le sable ! Courageux et surtout curieux de savoir si l’eau était bonne, nous portons les vélos. Axel va se baigner (tout nu, comme d’habitude : il faut toujours qu’il fasse son intéressant devant les passantes…). On prend quelques photos et on décide du programme de l’après midi car il est bientôt temps de rendre les vélos. Nous prenons le bus pour rejoindre les embarcadères où nous devons retrouver nos amis américains : ils nous conseillent de venir manger au « In and out » : un fast food réputé pour la qualité de ses burgers (on en aura mangé plus aux States que dans toute notre vie avant…). Puis nous attendons Fx et sa copine Julia qui doivent venir nous rejoindre. Ca prend un certain temps et nous en profitons pour nous balader dans les petits commerces touristiques aux alentours, acheter quelques souvenirs pour nos familles et parfois quelques extras : en effet, Julie a encore trouvé une boutique de bonbons (elle les repère de très loin !). Arrivent ensuite Fx et nous décidons d’essayer les « go-cars », genre de petits véhicules atypiques, pour visiter la ville. Malheureusement, nous ne pouvions pas les louer ce jour-là : nous étions trop, il fallait réserver. Nous décidons de les réserver pour le lendemain matin et d’aller visiter le musée océanique de San Francisco situé à proximité. Certains d’entre nous préfèrent cependant aller boire une bière dans un bar (on ne dira pas qui mais c’est souvent les mêmes…). Puis comme nous n’avions pas trop réussi la journée, on a voulu réserver un resto chinois pour le soir : d’une part parce qu’on était beaucoup et d’autre part parce qu’on en avait marre d’errer sans plan précis. Nous décidons alors de nous séparer des Américains pour rejoindre notre hôtel afin de se changer. Et comme le câble nous faisait envie depuis notre arrivée, nous sautons sur l’occasion d’essayer ce moyen de transport caractéristique de cette ville. C’était très amusant et pas très cher (5 dollars), le seul ennui était la longueur du trajet. En effet, c’était l’heure de pointe et le problème avec le câble (prononcez « keybeol », lol), c’est qu’il ne peut pas s’arrêter en montée sinon les passagers doivent descendre car il n’a plus assez de puissance. On l’a fait deux ou trois fois et on en vient à maudire la circulation routière. Une fois arrivés à l’hôtel, douche rapide et on reprend le bus en direction du restaurant. Celui-ci s’est avéré excellent à tout point de vue, tant au niveau qualité des mets que du service. La soirée s’annonçait donc excellente et nous décidons de chercher une boîte de nuit pour les moins de 21 ans (chose très difficile aux US !).   Malheureusement, nous avons erré sans fin dans les rues de SF sans trouver un night club adéquat. Et pourtant, nous avions pris nos précautions en recherchant sur internet les meilleures « night clubs underage ». Mais bon, on ne peut pas tout le temps faire confiance aux Net : les boites avaient mis la clef sous la porte, ou au mieux, elles étaient pour homosexuels (vive San Francisco !). Ou bien elles n’étaient tout simplement pas underage. Nous rentrons alors pour prendre un peu de repos en prévision du lendemain.  

L’événement le plus fun de tout ce voyage s’est produit le lundi matin du départ : la veille, on avait un peu le sentiment de n’avoir pas fait grand-chose, alors on avait réservé 4 « Go-Cars » : le principe ? Un scooter à trois roues avec un cockpit de petite voiture ! On se lève donc comme d’habitude vers 8h pour aller prendre le petit déjeuner au Starbuck coffee en compagnie de nos amis américains Lance et son frère. La location était prévue pour neuf heures, mais le gérant est arrivé en retard (ce qui a un peu fait râler tout le monde), et après avoir rempli les papiers on est finalement partis vers 10h pour 2h de folie a travers San Francisco ! Attention quand même, on a été sages…hein Charles ? Pour info, le prix du loisir c’est 50 dollars de l’heure par voiture. Ce n’est pas excessivement cher, mais il y a une caution : prudence donc. On pourra dire que l’on a été l’attraction de San Francisco en ce lundi matin car les gens croyaient voir une course de petits bolides à travers la ville. Il faut dire qu’à chaque feu rouge on faisait des démarrages « compèt’ » : tous alignés, le premier qui dégaine ! Bref, on s’est baladés à travers la ville, le long des embarcadères, on a pris quelques photos et on a fini par aller se promener sur le Golden Gate ! Il faut savoir que c’est interdit pour les scooters car c’est une autoroute…en plus, intelligents comme on est, on n’a pas payé le péage ! Ce qui fait que de l’autre côté du pont on s’est gentiment fait accoster par la police qui nous a très poliment dit qu’on avait rien à faire là et qu’il fallait retourner de l’autre côté : je vous raconte pas la tête de Lance et de son frère, partis se balader à pied sur le pont, qui nous ont vu  passer dans un sens comme des bolides et dans l’autre ramenés par deux voitures de police ! Mais les policiers ont été super sympa et nous ont juste demandé de faire attention…Ah si, on a quand même dû payer le péage, pas donné d’ailleurs : 5 dollars par voiture pour traverser, heureusement qu’on ne l’a payé que dans un sens ! Bref, nous voila repartis de plus belle dans les rues de San Francisco, avec pour prochain objectif  Lombard Street : c’est une rue très pentue en zigzag avec des jardins pleins de fleurs, c’est magnifique. Le problème c’est que pour y arriver, il fallait gravir l’autre versant qui est tellement pentu que les petits bolides n’ont pas assez de puissance. Résultat : devant les badauds amusés, les copilotes ont dû descendre et pousser les  pilotes, au taquet sur la manette des gaz. Mais ça en valait la peine : de l’autre côté une bonne descente en zigzag où l’on a fait une simili-course : les habitants nous regardaient de leurs fenêtres prendre les intérieurs pour doubler en virage. Bref, que du bonheur…Malheureusement, tout a une fin et il a fallu aller rendre les « go-cars » : une dernière petite virée a travers la ville, on a doublé un ou deux « câbles », on a salué la foule tels des pilotes de rallye et on est allés bien sagement rendre les véhicules. Après cette virée exaltante, nous retrouvons une fois de plus Lance et son frère pour un dernier petit restaurant, Italien cette fois, avant de récupérer nos affaires et de quitter l’hôtel. Direction le RER de San Francisco (j’ai oublié le nom…) pour rejoindre l’aéroport d’Oakland (eh oui, prix du billet oblige). On se prend un petit encas au « Starbuck » avant de décoller car on sait que l’on ne va pas manger ce soir-là et adieu San Francisco !  

Dernier petit détail, la brume sur la baie que l’on peut voir sur les cartes postales, quand on voit a peine le Golden Gate, et bien c’est incroyable : on l’a vu de l’avion et c’est très impressionnant car la brume recouvre vraiment toute la baie. Voilà, c’est fini, on rentre à l’Academy pour recommencer la bonne vieille « shtake ». C’est notre dernier gros voyage avant un bout de temps et on est déjà impatients de repartir…prochaine étape : Las Vegas !

Galerie photo

 

 

Cinq stagiaires français à l’US Air Force Academy

Comme tous les ans, l’US Air Force Academy accueille un élève de troisième année de l’Ecole de l’Air pour effectuer son stage de fin d’étude. J’ai la chance cette année de participer à cet échange et de travailler sur le programme FalconSat, au sein du laboratoire d’astronautique de l’école. Celui-ci a réalisé ces dernières années toute une série de micro satellites, dont FalconSat-3 actuellement en orbite, et le dernier en date, FalconSat-5 encore en phase de conception.  Ces programmes permettent aux cadets d’être entièrement impliqués dans toutes les phases du développement et ainsi suivre la devise du laboratoire : « Learn space by doing space ». Quant à mon travail, il consiste à modéliser les communications entre le satellite et la station sol située sur l’école, tout en envisageant des voies d’améliorations pour FalconSat-5.

Ce stage est bien-sûr l’occasion de mettre en œuvre, sur une application concrète, toutes les connaissances acquises au cours de ma scolarité à l’Ecole de l’Air. Mais il représente également  une très grande opportunité d’enrichissement personnel par la découverte d’un pays, de ses habitants et de leur culture. L’occasion est bonne pour découvrir ses immenses territoires, regorgeant d’une multitude de parcs naturels aux couleurs sans pareil. Il serait dommage de venir dans ce pays sans apprécier la splendeur et l’immensité du Grand Canyon, le paysage cinématographique de Monument Valley ou la démesure de Las Vegas. Les alentours de Colorado Springs présentent également quelques curiosités comme les parcs de Garden of the Gods et de Seven Falls ou bien le pont de Royal Gorge suspendu au dessus d’un canyon d’une profondeur de 300 mètres (sensations garanties). Comme vous le comprenez, ce pays ne manque pas de sites à visiter ni d’activités à pratiquer.

                Durant la même période, quatre autres Français sont également présents sur l’USAFA pour réaliser leurs projets de fin d’étude :

-          Les capitaines Charlier, Clairin et D’Oliveira terminent leur cycle EMSST avant de rejoindre le corps enseignant de Salon de Provence.

-          Le Lieutenant Cassez, Ingénieur des Etudes et Techniques d’Armement en formation à l’ENSICA.

Le capitaine Charlier termine sa formation d’ingénieur de l’Ecole Supérieure d’Electricité (SUPELEC). Il effectue son stage de fin d’études au département informatique de l’USAFA où son travail consiste à développer un logiciel en langage Java. Ce logiciel doit exploiter les données relevées par des drones et aider à la recherche d’émetteurs radiofréquence susceptibles d’amorcer des IED (Improvised Explosive Device) dans une zone de conflit.

                Actuellement au CAStLE (Center for Aircraft Structural LifeExtension), qui effectue des recherches sur l’augmentation de la durée de vie des avions de l’US Air Force, le capitaine Clairin analyse en utilisant un logiciel d’éléments finis, des éléments structuraux aéronautiques pour pouvoir évaluer leur durée de vie effective et prévoir l’apparition de fissures. Ce projet devrait permettre, à terme, de développer un système de surveillance de la fatigue et ainsi optimiser les opérations de maintenance.     Intégré au sein du département Aérodynamique, le capitaine D’Oliveira travaille sur la conception de tuyères. Il met également à profit sa grande expérience d’ingénieur SupAéro pour l’élaboration d’un TP destiné aux cadets et devant révéler tous les différents types de flux admissibles.résent également au département Aérodynamique, le lieutenant Cassez effectue un stage de six mois à l’USAFA. Son travaille porte sur le projet OTAN « Airflow Influence on Airdrop », consistant à simuler et analyser l’écoulement autour de l’Hercules C-130H durant le largage de charges cargo. De retour en France, il intègrera le Centre d’Essais en Vol de Toulouse en tant qu’expert aérolargage.  

DSC00987.JPG

 

Sous-lieutenant Rizoud Jean-Rémy

Promotion Lieutenant-colonel Kauffmann (EA 05)