NEWS 2006

 

Parachutisme, le Grand Canyon, Las Vegas et autres..

L’échange arrive bientôt à son terme maintenant et nous avons eu l’occasion de vivre bien d’autres choses depuis le dernier article. Je reprends donc là où il s’arrêtait.

Un froid matin de la fin octobre, nous voila tous levés aux aurores, prêt à affronter une nouvelle épreuve : notre premier saut en chute libre. Tous se rappelleront de ce jour, peut-être parce que c’était un autre samedi matin commençant a 5h30 mais plus certainement a cause de l’émotion que nous auront tous partagés. L’un disait : « je n’arrive pas a croire que l’on va sauter d’un avion en plein vol ! », un autre : « je me sens prêt, l’entrainement rigoureux me rend confiant ». Mais le ton des voix ne trompe pas, nous réalisons bien que nous sommes sur le point de commettre un acte peu commun et l’appréhension se fait sentir… Nous effectuons un petit « training » physique comme à l’accoutumée qui réveillera certains, puis un bref rappel des procédures les plus importantes nous est donné. Le rôle des cadets responsables de notre formation est de s’assurer que nous sommes capables de réaliser les actions vitales au cas où il y ait un pépin. On vous dira que 99,9 % des sauts se passent bien, sans pour autant que cela vous rassure complètement, tant ces gestes auront été mécanisés. Ces formalités effectuées, nous entrons dans la salle d’opération et achevons les derniers préparatifs, nous équipons chacun dans la plus grande concentration. La tension est palpable, l’instant devient fort lorsque le « jump master » nous explique ce qu’il va nous faire faire dans les minutes à venir. Soudain, tout s’accélère, notre avion est en piste, prêt à nous recevoir. Les leaders s’activent, on nous fait faire un quart de tour gauche puis direction la passerelle, tous a la queue-leu-leu. Tout le monde touche les « wings » perpétuant la vieille tradition puis prend place dans l’avion, s’attache et donne son OK, pouce en l’air. Nous sommes tous dans le même avion si je me rappelle bien mais j’avoue que les visages qui m’entourent n’ont pas d’importance à ce moment, nous sommes une quinzaine dans la même barque et c’est tout ce qui compte ! Arrivés à 4500 pieds, le grand moment est là, il faut maintenant faire preuve de courage pour se placer à la porte de l’appareil, à l’extérieur et finalement se lancer consciemment dans le vide… Le premier s’élance, on s’encourage tous et finalement nous nous retrouvons tous à planer au dessus d’un paysage de rêve. Tout est parfait, la peur a fuit, le bonheur est immense. De retour au sol, les cris de joie fusent, l’expérience est unique. Cela n’a pas duré si longtemps mais à l’image de ces lignes, ça aura paru interminable.

Un autre moment fort nous attend peu après, les 2, 3, 4 et 5 novembre. La semaine de cours n’aura pas été longue car nous avons droit à un jour de congé que nous prenons le jeudi, profitant du vendredi libre. Dès mercredi soir, nous voila en route pour Monument Valley, paysage fameux des westerns. Nous voyageons jusqu'à mi parcourt et nous arrêtons tard dans la nuit pour nous reposer quelque peu dans un motel. Et oui, le camping c’est super mais pas à toutes les températures…

Le lendemain matin se passe tranquillement, le road trip n’est plus nouveau pour nous et les habitudes sont rôdées. Musique dans les voitures, dodo pour certains, nous avançons vers notre objectif en profitant des paysages de l’ouest du Colorado puis de l’Utah. Les photos parleront d’elles-mêmes. Lorsque nous voyons les fameuses roches au loin, nous trouvons le moyen de prendre un peu de hauteur sur une magnifique falaise, surplombant un paysage désertique et impressionnant. C’est une fois de plus l’occasion de prendre quelques photos mytho avant de continuer la route.

Nous sommes maintenant aux portes de l’Arizona, à deux pas de ces pics dressés vers le ciel. Une photo vous parlera bien mieux et vous rappellera précisément le lieu. Nous mangeons au visitor center puis décidons de nous promener dans le parc. Pour moi, l’impression est nette. Je me vois quelques années en arrière, regardant avec mes cousins les westerns les plus connus. Sauf que cette fois j’appartiens complètement au décor qui se déroule devant moi, curieux sentiment je dois dire. Nous ne jouons pas aux cowboys et aux indiens mais ce parc est tout de même le lieu de recréation de la superbe Chevrolet Cobalt que l’on croirait presque au Paris-Dakar…

L’après-midi étant avancée, il nous faut continuer vers notre prochaine étape. Une petite devinette : qu’est-ce qui est connu, sur la route de Las Vegas ? Vous allez le découvrir avec moi. La route n’est pas exceptionnelle et nous sommes plutôt sevrés de cet environnement hostile ou la végétation a perdu ses droits. Le même paysage s’étend sur des kilomètres et chaque virage en dévoile un peu plus. De notre côté, c’est le sommeil qui s’installe, abandonnant les conducteurs à leur sort. C’est ça aussi les road trips. Nous arrivons tant bien que mal près de notre but et trouvons un coin idéal pour une tente et un feu de camp. Notre chef cuistot Emmanuel nous prépare encore de bons hamburgers sur le grill et nous partageons nos impressions sur la journée qui s’achève autour d’un petit verre bien mérité.

La nuit est rude pour la plupart, j’ai presque honte de me lever en ayant bien dormi. Il est tôt puisque l’idée est simple : voir le lever du soleil. Nous remballons les affaires et nous dirigeons vers l’entrée du parc. Personne au guichet, ce sera donc gratuit pour nous s’il-vous-plait ! Les lueurs sont faibles, nous sommes à l’heure. L’attente commence donc, la brise est plutôt fraiche mais le spot est parfait. Trente minutes plus tard, le spectacle est grandiose. Les roches rosées par la lumière de l’astre nous impressionnent. Tous se demandent comment l’eau a pu dessiner cet endroit, comment a-t-elle pu creuser une telle profondeur, et sculpter ce qui n’est autre que le Grand Canyon. Si l’on ne s’attendait pas à cela, nous n’en sommes pas moins éblouis. La matinée se poursuit par la visite du parc, de nombreux points de vue.

L’heure avance, il est tant de regagner Las Vegas, après plus de 1000 miles parcourus. Cette ville n’est pas très sympathique lorsque l’on y entre, les usines et quartiers miteux ne manquent pas. Mais arrivés sur le « Strip », c’est une autre histoire… Toute l’ambiance, l’intérêt se trouvent liés à ce boulevard long de quelques kilomètres et bordé des hôtels les plus luxueux. Nous avons bien profité d’une super suite au MGM Grand, du jacuzzi qui va avec et de la vie nocturne intense. Tout le monde a pu y trouver son bonheur, que ce soit en jeu, spectacle ou club. Cela restera quand même dans ma mémoire la ville du vice où tout est permis, seule la raison pouvant limiter les dépenses, puisque l’alcool a plus tendance à les favoriser. Nous y passons deux jours de régal et de rêve, dans ce qui n’est autre que le Disneyworld des grands. Puis c’est le dur retour a la réalité, après un retour long d’une douzaine d’heures, la stacke est toujours là…

Prochain rendez-vous, la côte Est avec les villes attendues de Washington et New York.

 

 
The French cadets Saga continues...

Nous avons profité du “Columbus Day”, le lundi 9 octobre pour partir 3 jours découvrir la côte ouest, et plus particulièrement San Francisco. Départ de Denver le vendredi soir. Apres une semaine de cours a l’Academy, ca fait du bien de se retrouver dans un terminal à attendre son avion pour la Californie !

 Lorsque nous arrivons à destination, il est déjà tard. Nous avons à peine le temps de découvrir notre chambre dans une auberge de jeunesse, et que nous décidons de nous coucher, conscients que les trois jours de visite qui nous attendent ne seront pas de tout repos. Le lendemain, c’est à 8h qu’une partie du groupe se réveille, soucieux de réserver un bon « spot » pour profiter du spectacle que sont les Red Bull Air Races. Nous parcourons à peine 20 mètres avant de découvrir à quel point l’emplacement de l’auberge est parfait : nous sommes situés juste en face de la mythique ile d’Alcatraz, non loin du Golden Gate, et concernant les courses aériennes, on ne pouvait rêver mieux : à quelques centaines de mètres se trouvent des docks, desquels nous sommes quasiment au cœur du circuit.

 Le spectacle auquel nous allons assister en ce premier jour est extraordinaire pour des passionnés, sûrement un des plus époustouflants au monde. Dans un premier temps nous avons droit à l’entrée de l’USS Nimitz dans la baie de San Francisco, accueilli par des navires de pompiers dont les lances font des geysers de plusieurs dizaines de mètres de haut. Ce porte avion est le plus gros et le plus ancien de la Navy. Le pont d’envol était couvert de Hornet, le chasseur roi de la marine américaine. Pour le spectacle, nous avons eu droit à deux catapultages de ces chasseurs, suivis d’un « touch and go » du leader. Du grand spectacle ! Par la suite, deux F-22 Raptor viennent nous faire un petit show. Ce chasseur est le tout dernier né des chasseurs américain. Sa principale caractéristique est sa furtivité. Il y a quelques années encore, le voir voler était un privilège réservé à de rares initiés. Puis vient le gros du spectacle : un par un, les meilleurs pilotes de voltige du monde s’élancent dans un parcours où ils doivent effectuer un enchainement de slaloms entre des bouées au dessus de la baie, et une figure notée. Cet enchainement de virages très serrés à une vitesse d’environ 300 km/h à une vingtaine de mètres au dessus de l’eau dégage une impression de vitesse vraiment très forte. Chaque pilote effectue deux passages, à l’issue desquels ils se disputent la finale. Le vainqueur ce jour la sera un local : Kirby Chambliss, sur Edge 540. Ensuite nous assistons à la démonstration en vol de l’A-10, puis le show de Blue Angels, patrouille de présentation de la Navy, volant sur F-18 Hornet. Ce show commence par la démonstration de Fat Albert, un C-130 Hercule qui effectue des manœuvres folles, jamais très loin de sa vitesse maximale. Le spectacle est grandiose, même si à notre avis, il ne vaut pas notre Patrouille de France techniquement parlant.

 Le soir de ce premier jour nous retrouvons Mike Phelan, un Sous-lieutenant américain que nous avions rencontré l’an dernier à l’Ecole de l’Air, alors qu’il participait à l’échange. Ce rendez-vous était prévu depuis plusieurs semaines. La ville est très vivante le soir, et à tous les bars on trouve des marins du Nimitz, stéréotype des marins fraichement débarqués qui veulent rattraper des semaines de navigation : de l’alcool, des femmes, et beaucoup de bonne humeur.

 Le lendemain est dédié à la découverte de cette ville cosmopolite : quartier Italien, China Town, Castro district, Lombard Street, etc. Nous découvrons cette ville en marchant et en utilisant le mythique « cable car ». D’abord le quartier italien, où dans un square nous assistons à un rassemblement du club des propriétaires de Ferrari. Très joli spectacle pour les amateurs de belles mécaniques. Nous nous dirigeons vers China Town, quartier où on a plus de chances de se faire comprendre en parlant chinois qu’anglais. Le dépaysement est total. Les rues sont ornées de décorations typiquement asiatiques, et les drapeaux Chinois et Singapouriens flottent. Etrange impression que de voir un drapeau communiste dans ce pays !!! Puis nous prenons un cours d’architecture moderne dans le Business District. Les grattes ciel sont à la fois imposants et esthétiques. Entre deux buildings nous pouvons apercevoir les passages des Blue Angles qui présentent à nouveau leur show. En coup de vent nous faisons un passage à Castro District, le quartier gay de San Francisco, reconnu comme la Mecque de la gay attitude. Je dis bien un passage, car Manu et Clément n’en mènent pas large. Surement moins à l’aise que dans la pire des banlieues de Bagdad, ils nous convainquent de faire vite et de ne pas trop trainer. Cependant ce quartier vaut le coup d’œil. Je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas s’y sentir à l’aise, mais ca fait partie de la culture de San Francisco après tout. Enfin nous faisons une halte à Lombard Street, la plus chic des rues de cette ville déjà très cotée. Cette rue a la particularité d’être tellement pentue qu’elle fait des zigzags. Pour bien finir cette journée, nous admirons le coucher de soleil dans un parc municipale.

 Se sentant coupables de ne pas faire d’exercice, le dernier jour nous louons des vélos pour aller voire les plages situées au sud, histoire de tremper les pieds dans le pacifique, puis de traverser le Golden Gate. Deux courageux s’essaient au tandem … chapeau. Ceci dit, ils nous abandonnent vite, conscient qu’ils vont nous retarder. Et oui, avec nous ce n’est pas ‘pédale douce’  !!! C’est un joli petit tour qu’on fait, tout en se perfectionnant aux courses d’orientation en ville. Nous faisons une petite pose déjeuner sur une plage. L’eau est si froide qu’elle nous dissuade de tenter une baignade. D’ailleurs les quelques surfeurs qui s’y risquent portent des combinaisons intégrales. Ensuite, cap sur le Golden Gate, à moitié pris dans les fameuses brumes. Le spectacle est magnifique, mais les côtes sont raides. A ce moment, Clément et moi pouvons remercier le Commandant Riviere de nous avoir entrainés une semaine plus tôt au VTT dans les rocheuses ! Sur le Golden Gate nous croisons les courageux sur leur tandem. Nous rejoignons le port de San Francisco en traversant la baie par bateau, ce qui nous permet d’avoir un point de vue inédit sur Alcatraz.

 Le retour à l’Academy est très difficile … encore plein d’images et de souvenirs dans la tête, nous devons faire face aux chutes de neige du Colorado. Pas facile d’aller en cours dans ces conditions. Mais la semaine est courte : nous sommes déjà mardi, et vendredi nous n’avons pas de cours, car nous sommes dispensés de l’entrainement au Commandant’s Challenge : une sorte de compétition inter escadrons qui aura lieu lorsque nous serons sur la côte Est au mois de novembre. Trois d’entre nous choisissent de profiter de cette journée pour se reposer. Les cinq autres, dont je fais partie, mettent le cap sur Royal Gorge, un canyon situé au sud-ouest de Colorado Springs. Le paysage est magnifique : un canyon d’une profondeur de 300 mètres, parcouru par l’Arkansas River, enjambé par un pont suspendu constitue de planches de bois au travers desquelles on voit le vide. Nous essayons une attraction impressionnante : au bord du précipice se trouve une sorte de portique géant. Une fois harnachés, un câble nous donne l’élan, et nous commençons une série de balancement au-dessus des 300 mètres de vide. Sensations garanties. Mais les sensations les plus fortes restent à venir, il n'y a aucun doute : le 26 octobre nous sommes sensés faire notre premier saut en parachute

 
Former exchangers on the way up !!!

Stéphane Abrial (EX’74 - EA Promo ’73) assumed the position of Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air in July of 2006, replacing Richard Wolsztynski (EX’69 – EA Promo ’68) who has now retired. General Abrial last visited the Academy in January of this year.

Jean-Luc Delon (EX’76 – EA Promo ’75) has now returned to Washington where he holds the position of Defense Attaché at the French Embassy.

Jeffrey Jackson (EX’78 – USAFA ’79) will be completing his current assignment in London, UK, where he is the Director of the London Liaison Office – SAF/IA. He recently was named Chevalier of the French Ordre National du Mérite.

 
The 38th Exchange is well underway...

Eight cadets are now at the École de l’Air for the Fall semester. The group includes Cadets Michael Blackburn, Lucas Brommer, Christopher Gamble, Brian Leen, Lance McPeak, Sean Mortenson, Joanne Pretz, Tyler Streit.

The École de l’Air contingent consists of Aspirants Guillaume Dornier, Fabien Guillas, Rémi Maïo, Emmanuel Marenghi, Claire Mérouze, Clément Racine, Clément Salle, Matthieu Turquais.

 
La nouvelle promotion est là et ne tarde pas à en profiter:

Mercredi 2 Aout 2006 aéroport  Marseille Provence : après deux semaines de repos, ce sont les retrouvailles pour le grand départ ! Le dépaysement se fait des l'entrée dans l avion pour Atlanta, on ne parle plus qu'anglais avant même d être parti. Quelques heures de vol et nous voila sur le sol américain. Sitôt arrivés nos aventures commencent  : on manque notre correspondance pour Colorado Springs ! Qu'à cela ne tienne on passera la nuit dans le Sheraton de l'aéroport, gracieusement offerte par la compagnie. Le lendemain on profitera du léger retard pour découvrir la ville et ses charmes : CNN, Parc Olympique, Hard Rock Café (faut bien se nourrir alors tant qu'à faire pourquoi pas choisir une super décoration avec une méga ambiance ?!) et Aquarium de Géorgie, au demeurant très impressionnant.

Mais ne nous attardons pas trop, le vrai but de notre voyage est quelques milliers de kilomètres au nord est. Apres une nuit passée en famille d accueil, c est la découverte de l US Air Force Académie, le zoo pour les intimes (on ne tardera pas a comprendre pourquoi d’ailleurs…). Comme à mon avis tout Européen arrivant dans cet endroit, ce qui frappe en premier est le caractère gigantesque de la base. Les installations sont immenses et nombreuses (stade de football de 45000 places, 2 piscines olympiques, patinoire ; je ne connais pas encore le nombre exact de salles de musculation !). L'accueil par le Major Mezarina est très cordial et permet de prendre nos premiers repères dans l'immensité du Piège américain. La rentrée a lieu deux jours plus tard. On commence par les Transition Days qui nous permettent de nous habituer encore un peu mieux. Chacun fait connaissance avec son roommate et son squadron. Comme toujours les avis sont partagés. Le plus impressionnant de cette période restera sans aucun doute le passage d'un B 52 à l'occasion de la présentation au drapeau des freshmen (version américaine du poussin français). Quoique la découverte de leur façon de marcher en section n est pas mal non plus !

 

Vient le début des cours et nos premiers instants de panique en constatant la charge de travail demandée et surtout le fait que pour beaucoup d'entre nous notre compréhension des instructeurs est plus que moyenne. Apparemment c'est la première année que les cadets français ont autant de cours et on est un peu surpris. En lisant le Nid des Aiglons (livre sur l Ecole de l Air) je suis tombé sur le témoignage d'un aspirant racontant qu'ils n avaient que 2h de cours tous les deux jours. Les temps changent : on en est plutôt à 3h par jour désormais ! Ca reste néanmoins inferieur à l Ecole de l Air et avec le temps, la difficulté semble s'estomper même si la quantité de homework à laquelle on doit FAIRE FACE nous empêche de profiter pleinement des installations sportives et de nous investir dans nos squadrons, en tout cas pour l'instant. Les cours ont en revanche le mérite d'être très concrets. Par exemple ce qui ont choisi la majeure AERO ont pour projet final de construire un petit planeur en balsa. Certains participent même à la construction d'un satellite. Ce qui nous a surpris le plus au début, c est leur façon d enseigner : il n est pas rare qu'en plein milieu du cours l'instructeur arrête son développement et passe une petite vidéo rigolote, histoire de détendre un peu l'atmosphère ou de garder les troupes éveillées. Surprenant quand même…

Mais parlons un peu loisir et découverte du pays  s’ il vous plait… Premier road trip, destination Rockie Mountain National Park. Apres avoir quelque peu hésité au regard de l'etat du mythique French van, nous embarquons finalement tous dans le magnifique Toyota pour parcourir les quelques centaines de miles qui nous séparent du parc. Les paysages sont magnifiques et on est frappe par l immensité et le côté désertique de la région (la densité de population est incroyablement faible quand on s'écarte de l'axe routier principal qui traverse le Colorado du Nord au Sud). Premier camping sauvage, c est bon de se retrouver un peu entre Français et de partager nos premières impressions !

 

Le lendemain, petite randonnée à destination d'Emerald Lake. Tout simplement splendide. A noter que la cheville de l'Aspirant Dornier est toujours là haut ! Ca fait penser aux Alpes, si ce n est que les vallées sont moins encaissées et que les hauts sommets ont plus l'allure de collines que d'aiguilles. Mais il parait que la neige y est comme nul part ailleurs… Retour à l académie, prochaine destination Mesa Verde National Park et les dunes de sable. Deux aspirants étaient contraints de rester sur base because Silver Saturday. Et comme j'en faisais parti et bien j'aurais du mal à vous raconter! Et oui certains ont des AOC (équivalents de brigadiers) moins compatissants que d'autres…Qu'à cela ne tienne, on partira à la découverte de Pikes Peak avec mon petit guigui (14 110ft, je ne suis jamais monté aussi haut de ma vie autrement qu'en avion) et de Garden of the Gods, tout près de Colorado Springs. On passera le samedi soir dans le centre de Denver en compagnie de l'équipe de gym de l'académie et de la Spanish team. On y découvrira les clubs sans fumée de cigarette et qui ferment à deux heures du matin. Autres mentalités, autres conceptions de la fête!

 

 

 

 

Pour réunir à nouveau la French Connection, on se donnera rendez vous le Mercredi qui suit au stade de baseball de Denver, histoire de découvrir un peu ce sport inconnu en Europe et de voir les Rockies se faire laminer par les New York Mates ! Mais déjà se profile un autre grand road trip : Yellowstone National Park. Histoire de se mettre dans l'ambiance américaine, et aussi en prévision des quelques 2500 km de route, on commence par louer un gros 4*4 Chevrolet Suburban. N'ayant que faire du Parents’ weekend, nous mettons le cap sur le Wyoming, tout fiers de notre nouvelle monture à laquelle le drapeau français fait néanmoins défaut…Apres quelques 12h de route à travers le Wyoming (encore plus désertique que le Colorado dis donc !) nous voila arrivés à Grand Teton National Park très bientôt suivi par le mythique Yellowstone National Park. Geysers, sources d'eau chaude, cascade, lac, cerfs, bisons et même grizzli : nos yeux n'en reviennent pas ! Nos appareils photos non plus d'ailleurs… J'ai personnellement rarement vu une telle beauté naturelle, même si l endroit ressemble plus à un parc d attraction qu'à une réserve naturelle.

 

 

 

 

Retour à l académie et à peine deux semaines plus tard, deux d'entre nous (Asp DORNIER et moi même) embarquent à destination de Reno pour assister aux célèbres courses de warbirds. Tout simplement un moment mythique pour les passionnés d'aviation que nous sommes. Le vainqueur en catégorie unlimited est un P51 avec une vitesse maximum de 480 mph, soit plus que le vainqueur dans la catégorie jet ! Les Thunderbirds ainsi que des F 15 et des F18 ont fait un show que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Leur conception de la fête aérienne est très différente de la notre, de même que celles des règles de sécurité… Le meeting terminé nous avons pris la direction du Lac Tahoe, magnifique et riche endroit à la frontière entre le Nevada et la Californie, puis celle de San Francisco avec un passage obligé par le Golden Gate. Quelques heures plus tard nous voila de retour à Denver via Phoenix. Les weekend suivants seront dédiés au repos d autant plus que les semaines, avec les nombreux tests, deviennent de plus en plus intenses. Ce qui n'empêche pas certains de profiter pleinement des dance floors du Colorado…

 

Prochaine étape : la Californie du 6 au 9 octobre.

See you !

 

 
A French reconnaissance pilot at the USAFA for 4 months:

Major Scherer is a French Mirage F1 fighter pilot. He is studying for a second master's degree at Supaéro, the leading graduate university in aerospace engineering in France and in Europe. He is currently doing an end-of-study research project in the laboratory of Astronautics at the USAFA. He arrived on late April and will stay until mid September.   He gives us his impressions, "dans la langue de Molière":

Supaéro à l’Academy.

 C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je suis arrivé à l’Academy fin avril pour effectuer un projet de fin d’étude dans le cadre de ma formation à Supaéro. L’accueil au sein du laboratoire d’astronautique a été très chaleureux, et j’ai pu constater dès mon arrivée le professionnalisme et l’extrême motivation des personnels qui y travaillent.

Cet engagement a permis de réaliser au sein du laboratoire une série de mini satellites appelée FalconSat, dont la valeur est désormais reconnue au niveau national mais aussi international. Le projet est d’autant plus remarquable qu’il s’appuie sur le travail et la participation active des cadets, qui conçoivent les satellites et réalisent leur intégration selon la célèbre devise du département d’astronautique « Learning space by doing space ».

Mon travail au sein du laboratoire consiste à effectuer la conception préliminaire de FalconSat-4, le prochain mini satellite de la série qui sera dédié à l’étude de l’environnement spatial. Ce projet est un véritable challenge pour le département, car il représente un saut technologique important concernant la structure et le système de contrôle d’attitude du satellite. Le laboratoire d’astronautique possède incontestablement les moyens et la motivation pour réussir un tel défi, sans oublier l’aide appréciée de nos élèves ingénieurs français !

 Ce stage a été rendu possible grâce au formidable travail du Commandant Rivière, officier de liaison français et professeur d’aérodynamique à l’Academy, également ingénieur Supaéro, qui œuvre activement depuis plusieurs années au rapprochement entre l’USAF et l’Armée de l’air dans le domaine de la recherche et de l’enseignement.

  Commandant Jean-Philippe SCHERER

 
A French cadet at USAFA for a research project

It is now a tradition to have a senior French cadet doing an end-of-study research project in the laboratory of Astronautics at USAFA for a 3 months period during the Spring. Second-Lieutenant Debost is the lucky one this year. Here are some of his thoughts:

Stage de fin d'étude.

 Pour mon stage de fin d'étude, j'ai eu l'occasion de venir ici, à l'USAFA, pendant 3 mois.

Je suis arrivé à Colorado Springs le 1 avril après un long voyage ponctué de deux étapes, une première à Londres et une seconde à Dallas, ou le dépaysement fut total.

Je travaille dans le département d'astronautique, et plus précisément au laboratoire d'astronautique, sous la direction du Ltcol Tim Lawrence. Mon sujet de stage vise à rechercher une nouvelle structure pour le satellite FalconSat 4, successeur du satellite FalconSat 3 qui devrait être lancé en fin d'année. Le but de cette recherche est de concevoir une nouvelle structure pouvant être réutilisée pour les prochains satellites, et permettant également un assemblage rapide du satellite. Je dois aussi chercher à augmenter la surface utile pour les panneaux solaires, d'où l'étude de formes hexagonales et orthogonales.

En ce qui concerne la vie aux États Unis, l'intégration a été très facile. Bien que je ne sois pas logé au contact des cadets, j'ai eu de bonnes relations avec eux, en particulier avec les cadets qui partiront à l'École de l'Air pour l'échange au début du mois d'août.

De plus, comme je "loge chez l'habitant", j'ai pu apprécier la culture américaine de l'intérieur et apprendre à mieux comprendre les américains en général.

Il ne faut pas oublier le côté touristique du stage. J'ai pu visiter un peu (moins que ce que j'aurais aimé, mais il faut quand même travailler...) les alentours de Colorado Springs ainsi que quelques "National Park", dont Yellowstone. J'ai aussi beaucoup apprécié les paysages de la région, vraiment magnifiques, et les activités qu'ils offrent, comme les randonnées en montagne.

En conclusion, je dirais que ce stage restera une des expériences les plus intéressantes que j'ai eu l'occasion d'avoir depuis que je suis entré dans l'Armée de l'Air, tant du point de vue professionnel que de l'enrichissement personnel.

 Sous-Lieutenant Sébastien DEBOST

promotion Capitaine Vincent BEAU

 Ecole de l'Air.

 

79 EXCHANGER REACHES STAR RANK

On 14 March 2006, at Peterson AFB, CO,  Mark Graper,  was promoted to the rank of Brigadier General during a formal ceremony held in front of a large audience composed of relatives, friends, invited guests, and members of Northern Command.

 Mark is now the Director of Standing Join Force Headquarters-North.

 Le Vieux Prof’, Jacques Adnet, attended as one of Mark’s former Academy instructors.

 

General Mark Graper and Jacques Adnet immediately after the ceremony.

General Graper, his wife Melinda, and Jacques Adnet

Le Général de corps aérien Stephane Abrial, commandant le CDAOA, visite l'académie

Le Général de corps aérien Stéphane Abrial, ancien de l'échange, a visité l'académie dans la matinée du vendredi 20 Janvier 2006. Accompagné de son chef d'état major, le Colonel Noguier, et de l'attaché de l'air, le Colonel Rode, le Général Abrial a pu apprécier l'étendue des changements subis par l'académie depuis son dernier passage comme aspirant en échange semestriel, en 1974.

Après avoir reçu une présentation sur les missions et  l'organisation de l'académie présidée par le Général Halter, vice superintendent, il a visité le laboratoire d'aérodynamique. Il a ensuite été accueilli très chaleureusement au laboratoire d'astronautique par le Colonel France, chef du département d'astronautique. Le Lieutenant-colonel Lawrence, chef du laboratoire, a effectué une présentation remarquée. Le Général Abrial a pu,  à cette occasion, mesurer l'importance des relations entre l'académie et l'École de l'air dans le domaine de l'espace.

Il s'est ensuite dirigé vers le laboratoire des langues étrangères où le Lieutenant-colonel Allen et le Lieutenant-colonel Rogers (échange école de l'air 1983) l'attendaient.

Sa visite s'est achevée par le traditionnel repas de midi à la Staff Tower de Mitchell Hall, en compagnie du général Halter, du Général Cubero et des quelques quatre mille cadets de l'USAFA.

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